Dernière semaine d'été. J'héberge Morgane pour une bonne semaine dans mon nouvel appartement
parisien. Depuis 2 ou 3 jours, nous attendions avec Julien, patiemment (de toute manière on est
réputés pour ça hein) devant la propriété de Mylène et Benoit, sans rien. Si ! On avait vu la voiture un
après-midi, Manu nous avais signalés que c'était bien elle, tous bouche bé, en rang d'oignons, très
cons.... « Qu'est ce qu'elle était belle la vitre noire de Mylène... » , Benoit la suivant derrière. Bref. Ni une ni deux, parce que oui, nous sommes très têtues, nous voulions l'avoir cet autographe ! Peu
importait le fait que nous la voyons pas, mais la signature, on l'assurait, on l'aura ! Quelle perspicacité
je vous jure...
Samedi 20 septembre, on nous conseillait d'aller là bas après le concert de la Madone. Julien, Morgane
et moi attendions aux alentours de 22h devant le grand portail noir, en vain. Rien, des Audi, et encore
des Audi... Une voiture noire ralentissait d'un coup à côté de nous, gênée, je n'avais pas osé regarder à
travers la vitre noire, Morgane si... Non ! Elle est revenue trop rapidement, ce n'était pas elle. Minuit,
minuit et quart, et demi, fatigués et un peu déçus, nous reprenions le métro. « Ouais mais moi je le
sentais pas ce soir », dixit Morgane. « Ouais, ben Mylène ou pas, je suis trop crevé, demain je ne pense pas que je vous accompagnerai ! » dit Julien. « Et si demain ça serai la bonne, tu vas pas être un peu vert ? », lui dis-je. « Bah, tant pis, vous m'enverrai un message, mais j'veux être au courant hein ! » « PAS DE SOUCI ! » Et nous rentrions bredouille.
Le lendemain, dernier jour d'été, et jour de l'ultime concert de Madonna. SOS BROSSE A DENTS !
Morgane l'avait oublié chez elle, on part à sa recherche. Une petite promenade au marché, moi,
nouvelle venue au quartier, on m'offre un bouquet de roses en signe de bienvenue : « J'adooore
Paris ! ». Repas royal, le ventre rempli, le concert de Madonna sur NRJparis, on prend le métro
direction Hotel de Ville. Notre Dame, le Théâtre du Châtelet, une braderie (oui, outre le fait d'être fan de
Mylène, on l'est aussi pour les braderies) et les velibs ! Tranquillement, nous nous dirigeons vers la
propriété tant attendue, en velib donc. On passe devant, personne. « On a le temps de se boire un
chocolat ? » C'est parti ! Aux environs de 19h, le stress commence à monter : « Jure, si on l'a ce soir, on rentre en velib ! » « Ok ! Pari tenu ! ». On se dirige tranquillement vers le lieu (on commençait à avoir nos habitudes hihi), s'assoit sur une rembarde de la rue, écoute la musique, danse pour se réchauffer un peu (oui, parce que Paris le soir en septembre, il caille ! Faut pas croire ! Non, je ne
l'aurai jamais fait en hiver, je peux vous l'assurer !) « C'est marrant, ce soir, c'est pas pareil que les
autres fois... » Le gardien vient nous voir, on sympathise avec lui (très sympa d'ailleurs), Madonna
dans les oreilles (après Point de Suture) « Give it to me, yeeeaah ! ». Et, d'un coup, une voiture noire arrive : « C'est la plaque, c'est Mylène » « Oui, je vois Benoit ». Elle passait juste à côté de nous, son portable à la main, tête baissée. Dans le calme (ce qui m'a d'ailleurs beaucoup étonné), je range mon mp3, sors le single. La voiture s'arrête, Benoit sort, vient vers nous : « Bonsoir, vous avez quelque chose à faire signer ? » « Oui oui, voilà» « C'est à quel nom ? Vous avez pas des post-it ? » (dans ma tête, ben heu non on est pas habitués !) « Vous voulez un stylo peut être ? », dis-je. « Heu oui, ça
serait mieux ! » affirma Benoit. Il parti vers la voiture, donna nos supports à Mylène, nous, toujours les
yeux écarquillés, déjà mille fois heureuses que cela nous arrive ! Benoit revient, nous les redonnes
(« Bonne soirée, et merci ! » on a dit), caresse le chat qui était à l'entrée, Morgane de dos, moi qui fixait la voiture, et « AHH ! », je lui tapote l'épaule. La portière passager s'ouvre et Mylène est apparue, un grand sourire jusqu'aux oreilles, avec un signe de la main, on y croyait pas...
Ils sont repartis, le gardien revient nous voir, nous disant qu'il était très content pour nous (oui, nous
aussi on est très contente pour nous ! Dans ces moments là, on ne peut être qu'égoïste !)
Et c'est parti pour le retour en velib ! On geulait dans la rue, on s'est gourées je ne sais pas combien de
fois de trajet, on chantait « C'est une beeeelle journée, je vais me coucher !!! Une si beeeelle journée qui s'achèèèèveuh !! Donne l'envie d'Aimer !!!! » « S'en fout on la vu la rousse ! » « Ouaiiiiiss !!!! » Une montée interminable (Avenue Gambetta, je te hais...), deux heures d'efforts avec à la clé la tête remplie d'étoiles ! On regarde encore et encore la signature, dodo.
Le lendemain, non, ce n'est pas un rêve, bordel ! En tout cas, Mylène nous a montré
qu'elle avait un infini respect et qu'elle aime, son public.
C'est la première fois que nous la voyions (faute de n'avoir pas encore été aux concerts) ; Merci
Infiniment.Merci à Salomé et Julien.